Théatre aux Mains Nues | Marionnettes, ombres et objets, tout ce qu'il se passe au Théâtre aux Mains Nues.
Depuis une semaine, les élèves de la formation annuelle ont entamé la création d’un projet collectif, sous la direction d’Eloi Recoing. Les 5 et 6 avril prochain, ils présenteront au public Erwin motor / dévotion, de Magalie Mougel.
Nicola McEldowney, étudiante à l’université Paris III Sorbonne-Nouvelle, tiendra le journal de cette création sur notre blog:
Désormais chaque semaine et jusqu’en avril, j’ai la chance d’observer un processus de création théâtrale au Théâtre aux Mains Nues. Sous la direction d’Eloi Recoing, un groupe de stagiaires est en train de créer ensemble une représentation d’ Erwin Motor / Dévotion, une pièce de théâtre courte mais frappante de la dramaturge Magali Mougel. Inspirée par Les Liaisons Dangereuses de Laclos, la pièce traite les thèmes du désir, de la manipulation et de la domination avec une touche à la fois poétique, inquiétante et surréaliste. Cette dernière qualité est soulignée par le fait que cette mise en scène au TMN s’effectue, bien sûr, avec … des marionnettes.
Voilà un petit résumé de notre première semaine ensemble :
Lundi 6 février, on commence en lisant et regardant ensemble quelques oeuvres (extraits des Liaisons Dangereuses ; Quartett d’Heiner Müller, etc.) liées au projet que nous allons construire ensemble. Ceci donne une base au travail qui suivra. Je remarque ensuite la vivacité avec laquelle les stagiaires discutent les oeuvres. Le groupe parle des personnages et de leurs motivations avec une telle énergie qu’on pourrait penser que ce sont eux les auteurs ! Il va sans dire que cela est de très bon augure pour la suite de leur travail ensemble …
Mardi 7 février, Eloi Recoing nous rejoint pour diriger l’équipe. Je suis impressionnée par une de ses premières remarques : il indique au groupe que ce travail ensemble se fera à partir de « vos imaginations et contributions ». C’est une remarque qui établit la nature harmonieuse et partagée de leur projet. Souvent, quand il y a une décision à prendre qui touche tous les stagiaires, E.Recoing laisse l’essentiel de la décision au groupe, ce qui m’impressionne étant donné une forte tendance que j’ai souvent remarquée chez les metteurs en scène à être plutôt directifs. En revanche, ici le groupe est bien mené, la continuité d’une répétition constamment gardée. Chaque étape est immédiatement suivie par la prochaine au lieu d’être paralysée par des propos. On passe ensuite à la lecture à la table d’Erwin Motor, un texte tellement évocateur d’images et d’émotions que je finis par avoir très envie de le mettre en scène moi-même. Je note des idées et même des esquisses sur mon texte, bien que mes idées soient mieux que mes esquisses (ce qui explique peut-être pourquoi je suis étudiante et non dessinatrice).
Mercredi 8 février, on travaille sur le texte ainsi que sur la manipulation de marionnettes. On commence par un exercice de rythme : E.Recoing donne à chaque stagiaire sa propre marionnette à gaine, actionne un métronome et dit, « Pour aller avec la cadence, trouvez votre rythme avec la marionnette ». Cet exercice se rapporte à un des thèmes centraux du texte de M.Mougel : celui du travail répétitif et mécanisé. L’exercice devient de temps en temps plus nuancé. Par exemple, on commence à passer un bâton entre les marionnettes, puis à travailler chacun avec son propre bâton afin de « trouver sa propre harmonie gestuelle » (comme le dit E.Recoing). Il est vraiment intéressant de voir les différentes façons dont chaque stagiaire interprète le même exercice ; après assez de temps et d’évolution de l’exercice de la part des stagiaires, je me dis que c’est essentiellement devenu une variété de danses entre marionnettes et bâtons. Le groupe travaille ensuite sur les premières scènes d’Erwin Motor, avec un accent particulier mis sur les éléments verbaux et la façon de « parler » le texte. Puisque M.Mougel a écrit son texte en vers, E.Recoing précise que : « il ne faut pas trop [le] fractionner. On perd le rythme ». Il faut garder en tête la musicalité qu’on a découverte lors des premiers exercices de la journée.
Le moment le plus intéressant de la journée, à mon avis, est celui des « marionnettes portées », où les marionnettistes travaillent deux par deux, à travers les manches d’une même veste. Il faut donc trouver une synchronisation entre les deux personnes, une harmonie de partenariat. Comme les stagiaires ne connaissent pas encore le texte, ils se divisent en deux groupes : manipulateurs et lecteurs. Les résultats sont vraiment beaux : tandis que certains lisent, les autres peuvent se perdre dans la découverte physique de leurs marionnettes.
Jeudi 9 février, on commence par un nouvel échauffement avec le métronome. Je remarque que certains des stagiaires préfèrent garder le rythme du métronome tandis que d’autres choisissent de n’en pas tenir compte. Je suis particulièrement fascinée par le travail d’une stagiaire qui, semblant complètement indifférente au métronome, créé néanmoins une ambiance de « travail mécanisé » et une relation forte entre elle et sa marionnette. C’est comme si marionnette et marionnettiste existaient ensemble, seules, sur leur propre planète, indépendamment des bruits du métronome.
Un de nos « devoirs » pour la semaine était de trouver de l’iconographie représentant pour nous les 4 personnages de la pièce de M.Mougel, ce que nous apportons aujourd’hui ; la semaine prochaine, ce sera des morceaux de musique. C’est une façon très riche de découvrir profondément les personnages sur lesquels on va travailler ensemble pendant quelques mois. Les stagiaires ont déjà beaucoup d’idées intéressantes ; celles-ci vont sûrement évoluer au cours du stage …
novembre 25, 2011 ( Commentaires fermés )
Lors du dernier festival de Charleville-Mézière, Alain Recoing s’est vu décerner le prix de la transmission par l’Institut Internationale de la Marionnette.
Alain Recoing est un artiste qui a transmis non seulement sa propre vision de la création moderne dans l’art de la marionnette (en se livrant à des expérimentations avec de grandes figures comme George Aperghis ou Antoine vitez) , mais aussi en étant un passeur du savoir et de l’expérience accumulés auprès de Gaston Baty sur les traditions de l marionnette lyonnaise. En le choisissant, nous rendons évidemment hommage à un pédagogue exceptionnel, avec lequel plusieurs générations de marionnettistes ont appris leur art, mais aussi à une personnalité artistique qui a su réaliser la synthèse entre les traditions populaires et le théâtre contemporain.
Institut Internationale de la Marionnette
octobre 27, 2011 ( Commentaires fermés )
Trois fois dans l’année, nous vous donnons Rendez-vous avec un artiste le temps d’un week-end. C’est le moment d’une rencontre avec un praticien de la marionnette.
Pour le théâtre aux mains nues, ces Rendez-vous sont l’occasion de faire un focus sur un artiste, une compagnie qui invitent des stagiaires à découvrir en pratique leur point de vue original sur une technique ou une problématique de la marionnette.
Il s’agit d’une rencontre au sens fort du terme, l’artiste y élabore le programme de son choix et l’originalité de ce Rendez-vous tient à sa personnalité, à son savoir-faire et ses préoccupations.
Ces Rendez-vous s’adressent à tous, amateurs et professionnels désireux de rencontrer un processus de création singulier.
Rendez-vous avec Roland Shön, Facteur et colporteur d’images
Du vendredi 6 au dimanche 8 janvier 2012
La démarche artistique de Roland Shön associe un travail d’écriture à un travail plastique, à l’origine de créations théâtrales où le jeu des acteurs se nourrit, s’enrichit de la présence ou de la manipulation d’objets, de marionnettes, d’ombres.
Les spectacles se présentent comme des « petites formes » permettant d’explorer des rapports de proximité avec le public. La recherche délibérée d’une légèreté et adaptabilité des dispositifs scéniques permet à la compagnie de présenter ses spectacles dans des lieux théâtraux ( centres culturels ou Scènes Nationales ) comme dans d’autres lieux non destinés à des représentations théâtrales, de façon à pouvoir toucher des publics les plus variés.
Je suis né à la fin d’une guerre, en 1942, dans le coin gauche du bas de la France. Maintenant je vis à Dieppe où j’ai encore le plaisir de me sentir contemporain.
Entre temps, je me suis beaucoup occupé à vivre. J’ai aussi fait deux métiers. De la psychiatrie, dans un Hôpital de Jour accueillant des enfants autistes, jusqu’en 1999. Et du théâtre, à partir de 1973 avec l’Atelier de l’Arcouest, puis professionnellement, à partir de 1978, quand j’ai crée une compagnie, le Théâtrenciel (plus d’une trentaine de créations).
J’aime tout faire dans le théâtre : écrire, jouer, bricoler, manipuler, dessiner, peindre, faire de la musique, mettre en scène, avec celles et ceux qui, depuis des années, m’accompagnent en partageant la passion de faire un théâtre par objet interposé (marionnettes, ombres, objets, assemblages, rouleaux peints, vidéos). Un théâtre où l’objet devient le partenaire de l’acteur.
Depuis le spectacle-parcours GRIGRIS (1992), au cours duquel apparaît l’explorateur Volter Notzing, j’ai créé autour de ce personnage tout un ensemble de textes et d’objets, utilisés dans des spectacles, expositions, publications, qui concourent à tisser un véritable univers imaginaire.
Tant qu’il me sera possible de le faire, je continuerai à enjouer, réjouir des publics, les inviter à nourrir leur imaginaire. Grâce à lui et à l’étonnement qu’il suscite ils pourront se construire d’autres réalités que celle, accablante, du monde actuel.
Pour découvrir l’univers de Roland Shön:
http://www.theatrenciel.fr
Pour s’inscrire au Rendez-vous avec un artiste:
inscription_RDV_2011-2012
septembre 13, 2011 ( Commentaires fermés )
Etat d’une recherche
D’après Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov
Avec l’association La Magouille et le collectif Ca.Ma.It
Tout commence seul, face au roman. Une sensation indéfinissable, l’impression que quelque chose se dit, quelque chose d’important qui se donne l’air de rien.
Et puis nous sommes deux, puis trois. Trois c’est un beau chiffre pour commencer. Alors nous commençons, pendant un an nous cherchons. Nous nous laissons submerger par la force d’un texte, par le désespoir d’un auteur et par le rire contagieux du diable.
Trois autres nous rejoignent et un nouveau texte s’écrit. Audacieux et contemporain, il revisite le mythe et nous donne des ailes.
Une nouvelle année se prépare, de recherches, de questions et de tentatives . C’est plutôt long. Oui, et c’est bien comme ça.
Cet été, trois beaux lieux ont accueilli notre équipe. L’Atelier 313, à Sofia nous a tout d’abord ouvert ses portes et laissé entrevoir le tourbillon de sa ville, avec, en périphérie ses tours orphelines : occasion d’un temps de travail sur l’ombre et la vidéo. Plus au Nord, à Copenhague, l’adaptation du texte continue de s’écrire et se peaufine, aller-retour entre le plateau et le papier. Et enfin, le Théâtre aux Mains Nues, en juillet pour un temps de recherche plastique et scénographique. Cette résidence ne pouvait avoir lieu qu’ici, dans ce petit coin entouré de barre d’immeuble : échos à nos tours de cagettes et aux questions de logement, chères à Boulgakov. Lieu où l’aventure a commencé, où les chemins se sont croisés pour la première fois. Cette dernière étape de travail estival nous donne du souffle pour la suite, espérons qu’il nous porte loin.
Angèle Gilliard
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Comme chaque été, le Théâtre aux Mains Nues accueille plusieurs compagnie en résidence de création.
Au mois d’août, la compagnie Tsurukam à travaillé sur Tomoki: de la danse, de la manipulation d’objet, de la matière…
juillet 07, 2011 ( Commentaires fermés )
Les inscriptions pour les formations 2011-2012 sont ouvertes jusqu’au 15 septembre.
Pour tous renseignements, vous pouvez contacter Noémie Géron au 01 43 72 60 28.
Télécharger la brochure de présentation de l’école:
TMN_formations_web
mai 26, 2011 ( Commentaires fermés )
Sensations d’une stagiaire:
Un mot: poésie
Une sensation: liberté.
Une atmosphère: gynécée bienveillant.
Couleur: rouge et jaune.
avril 01, 2011 ( Commentaires fermés )
Tentative de saisine d’une amazone un peu vulgaire, de Virginie Berthier.
Mise en scène: Pierre Blaise
Avec la participation des pédagogues du Théâtre aux Mains Nues
Les élèves de la formation annuelle:
Lucile Beaune, Pamela Cartagena, Anaïs Chapuis, Roseline Marie, Camille Paysant, Lucile Prosper
Cette confrontation avec le public marque une étape pour les élèves dans le stage que j’ai proposé, à savoir : une approche de la « gaine-mixte » en manipulation cachée. Ces présentations mettent également à l’épreuve de la scène le texte pour marionnette qu’une étudiante de l’ENSATT a écrit, dans le contexte de sa formation.
Tentative de saisine d’une amazone un peu vulgaire, est un puzzle dispersé, évoquant la vie d’ Anne Théroigne de Méricourt, révolutionnaire féministe, que la guillotine a dédaigné, et qui est morte après vingt-trois ans d’enfermement, dans les effroyables conditions que devaient souffrir les fous.
Le morcellement de la dramaturgie et la tonalité différente des six séquences suffira à effleurer le genre du cabaret. Quant à l’érotisme, il filtrera peut-être dans l’évocation du dévergondage de cette époque furieuse.
A côté des travaux d’analyse dramaturgique, d’invention dramatique, de mise en place des scènes, de l’entraînement et des répétitions, les sept élèves du Théâtre aux Mains Nues ont construit une trentaine de marionnettes, réalisé les éléments scéniques, et bâti la scénographie.
Je me réjouis infiniment de la solidarité artistique dont a fait montre chacune des élèves dans le groupe. C’est pour moi la qualité essentielle du marionnettiste, toujours à reconquérir.
Pierre Blaise
Téléchargez le texte de Virginie Berthier, élève dramaturge à l’Ecole Nationale d’Art et Technique du Théâtre, de Lyon:
TENTATIVE DE SAISINE D’UNE AMAZONE UN PEU VULGAIRE
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Trois fois dans l’année, nous vous donnons Rendez-vous avec un artiste le temps d’un week-end. C’est le moment d’une rencontre avec un praticien de la marionnette.
Pour le théâtre aux mains nues, ces Rendez-vous sont l’occasion de faire un focus sur un artiste qui invite des stagiaires à découvrir son point de vue sur une technique ou une problématique de la marionnette.
Il s’agit d’une rencontre au sens fort du terme, l’artiste y élabore le programme de son choix et l’originalité de ce stage tient à sa personnalité, à son savoir-faire et à ses préoccupations.
Ces Rendez-vous s’adressent à tous, amateurs et professionnels désireux de rencontrer un processus de création singulier.

Rendez-vous avec Katie Deville
du 20 au 22 mai 2011
Le stage
Christian Carrignon et Katy Deville mènent régulièrement des stages de Théâtre d’objet à destination des professionnels du spectacle, marionnettistes, comédiens, plasticiens, scénographes, danseurs…
L’objet quotidien manufacturé, pas transformé, qu’on a tous eu en main, est une boîte qui contient un bout de notre mémoire. Le théâtre d’objet parle de l’intime : dans le petit se trouve le grand.
Avec ses objets reconnaissables par tous, le théâtre d’objet rend complices les spectateurs, il unifie la scène et la salle en un seul lieu. C’est un théâtre de conteur. Un théâtre de la veillée ?
C’est confortable, complice et drôle, et parfois pas du tout.
Le théâtre d’objet a des ancêtres : le montage au cinéma, les collages, les surréalistes, Queneau, Perec… L’infra ordinaire dit de nous ce que l’Histoire ne dit pas.
-En stage, le théâtre d’objet est une machine à écrire. L’objet est une contrainte qui permet d’écrire sur le plateau
-Le théâtre d’objet est une démarche poétique. Ne venez pas chercher une technique de manipulation.
-Nous explorons le plan large et le plan serré du cinéma sur une scène de théâtre.
-La métaphore, la métonymie, et toutes ces régalades réservées à la poésie écrite.
À la fin de chaque exercice, il y a un commentaire en groupe, pour extraire ce qui est vraiment du théâtre d’objet.
Chacun ressort de l’exercice avec quelque chose de positif à travailler (c’est vital, on n’est pas là pour prendre des baffes !).
Katie Deville
De 1975 à 1982, Katy Deville manipule toutes sortes de marionnettes au sein de la compagnie de l’Echelle à Pau. Cachée derrière le castelet, elle adore ça !
Puis elle rencontre Christian Carrignon ; ensemble, ils expérimentent la manipulation à vue avec des objets manufacturés. Ils revisitent les mythes, les contes, inventent une grammaire afin d’imaginer le monde autrement.
De 1988 à 1992, ils partent sur les grandes routes avec Philippe Genty et le spectacle «Dérives». Puis posent les valises du Théâtre de Cuisine en 1993, à la Friche Belle de mai à Marseille.
Comédienne, chanteuse, marionnettiste, Katy Deville n’en est pas moins metteur en scène. Au fil des années, les objets disparaissent peu à peu, mais Katy reste fidèle, dans ses créations, à la déstructuration du récit. Elle concocte avec Joëlle Driguez, chorégraphe, les spectacles suivants : «Duo Dodu», «Curieuses !», «Le Journal d’Antigone» et «Ka-o, poème mouvementé». Sa dernière création «C’est encore loin ?» allie une fois de plus le théâtre, la danse et les objets autour de la recherche d’identité.
Parallèlement, elle achève une formation en Art thérapie à Paris (l’INECAT) et poursuit sa vie d’artistes au sein du Théâtre de cuisine et d’autres compagnies. Katy joue pour les Ateliers du spectacle de Jean-Pierre Larroche en 1994, la compagnie Amoros et Augustin en 1993 et 1998, Les Voix polyphoniques en 1999 et la cie Le Grain de 2007 à 2009. Elle est également comédienne sur les spectacles «Presque tout l’univers», «Shakespeare Perrault» et récemment «La répétition : une Odyssée», mis en scène par Christian Carrignon. Et prépare un solo qui verra le jour en 2011.
Depuis 1999, Katy Deville propose des Laboratoires à l’atelier de la compagnie. Ces rencontres professionnelles sur le plateau sont autant d’expérience qui nourrissent ses mises en scène. Dans une logique de transmission, elle mène également aux côtés de Christian Carrignon de nombreuses formations sur le Théâtre d’objet et la manipulation. Mais toujours curieuse et avide de nouvelles rencontres artistiques, Katy continue de nourrir sa pratique en suivant des stages de chant, en intervenant dans le cadre de culture à l’hôpital ou en voyageant.
Le théâtre de cuisine.
Christian Carrignon et Katy Deville fondent le Théâtre de Cuisine en 1979 dont le premier spectacle (qui tient dans une valise et fait le tour du monde), donne son nom à la compagnie. Depuis, à tour de rôle, les directeurs du Théâtre de cuisine ouvrent des brèches dans le réel. Ils revisitent l’Histoire, ses mythes et ses légendes, convoquent Jules Verne, Christophe Colomb, Barbe Bleue, Robinson Crusoé, Le Petit Poucet et Macbeth. Le Théâtre de Cuisine puise aussi, sans complexe, dans le cinéma, les arts plastiques, la danse, le théâtre, les marionnettes. Il bricole, à partir d’objets manufacturés et reconnaissables par tous, des hypothèses de vie.
Le terme “théâtre d’objet” fut prononcé la première fois par Katy Deville. A l’aube des années 80, il s’agissait alors de trouver, avec quelques compagnies complices, une appellation commune pour des préoccupations esthétiques et éthiques partagées. Un autre nom pour un autre rapport à la pratique théâtrale. Un théâtre autant libéré de la toute puissance du texte que débarrassé des contraintes imposées par les conventions de la marionnette. Le théâtre d’objet permet, dans un même spectacle, comme le montage au cinéma, de changer rapidement et beaucoup de fois de lieux, de dimensions et de points de vue. La compagnie bâtit ainsi un langage scénique avec sa logique et sa grammaire, ses conjugaisons d’objets, de mots, de gestes ou de mouvements chorégraphiques.
Sont aujourd’hui au répertoire de la compagnie, une trentaine de spectacles dédiés à un public familial. Créés, à La Friche de la Belle de Mai dans une relation privilégiée avec le Théâtre Massalia, les spectacles du Théâtre de Cuisine, largement diffusés en France et à l’étranger, sont autant d’envies de prouver que les hommes peuvent imaginer le monde.
http://theatredecuisine.com
Les spectacles
1979. Le Théâtre de Cuisine mis en scène par Christian Carrignon
1980. Opéra Bouffe mis en scène par Katy Deville et Christian Carrignon
1981. Faux départ mis en scène par Katy Deville
1981. Catalogue de voyage mis en scène par Christian Carrignon
1983. 20 minutes sous les mers mis en scène par Katy Deville
1983. Festival des mini-Théâtre Musée de Pau
1984. Soupçons Maison » mis en scène par Katy Deville et Christian Carrignon
1984. La Crèche sanglante » mis en scène par Christian Carrignon
1985. Transit Création collective du Vélo Théâtre, du Théâtre Manarf et du Théâtre de Cuisine
1985. Le Renard à la Fontaine mis en scène par Christian Carrignon
1985. Festival Micro Macro – Casino de Pau
1986. Derrière la façade mis en scène par Christian Carrignon
1987. Carnets de note mis en scène par Katy Deville
1991. Petites Peurs Bleues mis en scène par Christian Carrignon
1993. Opération Jules Verne mis en scène par Christian Carrignon
1994. Catalogue de voyage mis en scène par Katy Deville
1995. Francis a disparu mis en scène par Katy Deville
1996. Petites Sensations mis en scène par Katy Deville
1996. Presque tout l’univers mis en scène par Christian Carrignon
1997. La Conférence des petits papiers mis en scène par Christian Carrignon
1998. Mémoire de mammouth mis en scène par Christian Carrignon
1999. Quai des Antilles mis en scène par Christian Carrignon
2000. Duo Dodu mis en scène par Katy Deville
2001. Shakespeare-Perrault mis en scène par Christian Carrignon
2002. Curieuses ! mis en scène par Katy Deville
2003. La Caverne est un cosmos mis en scène par Christian Carrignon
2003. J’ai rendez-vous avec vous – Théâtre de la Minoterie
2004. … ce ventre-là … mis en scène par Christian Carrignon
2005. Le Journal d’Antigone mis en scène par Katy Deville
2005. J’ai rendez-vous avec vous – 2ème édition – Théâtre Massalia / Friche La Belle de mai
2006. KA-O- poème mouvementé mis en scène par Katy Deville
2006. L’Anthologie du théâtre d’objet mis en scène par Christian Carrignon
2007. La répétition : une Odyssée mis en scène par Christian Carrignon
2008. Les Clés du théâtre mis en scène par Christian Carrignon
2009. C’est encore loin ? mis en scène par Katy Deville
2010. Nos Identités mis en scène par Katy Deville
2010. Une veillée singulière - création novembre 2010 – mis en scène par Christian Carrignon
TOURNEES A VENIR
Théâtre d’objet : mode d’emploi
AU THEATRE AUX MAINS NUES, dans le cadre du festival MARIONNETTONS-NOUS
Dimanche 24 avril 2011 – 15h
Théâtre de cuisine
Les 16 et 17 avril 2011
Mon festival, biennale jeune public
Nantes (44)
Une veillée singulière
Du 16 au 20 mars 2011
Théâtre Gérard Philippe, scène conventionnée
Frouard (54)
Du 24 au 29 mars 2011
Festival Méli’Môme
Reims (51)
Du 30 mars au 6 avril 2011
Scène nationale d’Evreux-Louviers
Evreux (27)
Les 9 et 14 avril 2011
Théâtre de Fos-sur-Mer, scènes et cinés Ouest Provence
Fos-sur-Mer (13)
Le 9 à 20h30 – Espace Pièle, Cornillon-Confoux
Le 14 à 19h – Hors les murs, Fos-sur-Mer
Contact : 04 42 11 01 99
Les 16 et 17 avril 2011
Mon festival, biennale jeune public
Nantes (44)
Du 19 au 29 avril 2011
Théâtre Massalia
Marseille (13)

mars 18, 2011 ( Commentaires fermés )
Sous un magnifique soleil et une foule en délire (!) , les manipulateurs et non moins créateurs de ces belles et attirantes marionnettes ont fait danser tout Paris, du quartier Saint-Blaise, 20ème à l’Hôtel de Ville de Paris, en passant par la mairie du 20ème, le Père Lachaise, Belleville, et République !! merci à eux pour leur dynamisme !