Notre petit théâtre sur grand écran

Le Voyage du Ballon Rouge

Ceux qui sont allés voir le dernier film du réalisateur taïwanais Hou Hsiao Hsien, Le Voyage du Ballon Rouge, auront certainement reconnu la devanture rouge du Théâtre aux Mains Nues…Le théâtre a en effet servi de décor au film, notamment dans des scènes où Juliette Binoche prête sa voix à des marionnettes qu’elle met en scène.

Plus encore qu’une toile de fond, le théâtre a été le lieu de la rencontre entre Alain Recoing, fondateur du Théâtre aux Mains Nues et Juliette Binoche. Ainsi, le marionnettiste a t-il transmis à l’actrice quelques fondamentaux de la manipulation pour préparer son rôle. Il fait également une apparition à l’écran, en interprétant le grand-père marionnettiste de Suzanne (Juliette Binoche).

Cette variation du célèbre film d’Albert Lamorisse (Le Ballon Rouge, 1956), est le deuxième film de Hou Hsiao Hsien dans lequel la marionnette est au centre du récit (le premier étant Le Maître des Marionnettes, 1993). Cet amour de la marionnette lui vient de l’enfance : la maison de ses parents est située à côté d’un temple taoïste où étaient présentés des spectacles de marionnettes et des opéras chinois. Le petit Hou Hsiao Hsien aimait regarder passer les spectacles de marionnettes itinérants qui s’arrêtaient devant le temple.

Hou Hsiao Hsien est véritablement passionné par la marionnette et se dit « fasciné par le travail de concentration que nécessite leur animation. Je tenais à rendre hommage à ces artistes dissimulés dans l’envers du décor via l’implication et l’enthousiasme de Suzanne ».

Alain Recoing ayant consacré soixante années de sa vie à la défense de l’art des marionnettes, nous sommes vraiment fiers d’avoir contribué à cet hommage.

Si vous n’avez pas encore vu le film, dépêchez-vous ! Il est encore à l’affiche.

Emmanuelle Corson

Bientôt les présentations d’atelier !

Dans une dizaine de jours, les élèves de la formation longue du Théâtre aux Mains Nues présenteront une mise en scène de Pinok et Barbie de l’auteur Jean-Claude Grumberg.Dans le cadre de cette création collective, ils ont notamment été dirigés par Cyril Bourgois pour le jeu et la manipulation, par Cristiana Daneo pour la fabrication des marionnettes et par Muriel Trembleau pour la création des décors et de la scénographie.A mi-parcours de leur cursus, cette expérience doit leur permettre de faire l’épreuve du plateau et de défendre un projet dont ils sont les maîtres d’oeuvre et les interprètes.

Pauline Jupin

Présentations publiques les mercredi 20 et jeudi 21 février à 20h30. Entrée libre mais réservation indispensable: 01 43 72 19 79.

Plus d’infos sur le spectacle : rubrique programmation

Plus d’infos sur nos formations : formation.tmn@wanadoo.fr

L’esprit de nos cafés-philo.

qui est ce moi

Nouveaux rendez-vous, les cafés-philo. du Théâtre aux Mains Nues ont pour vocation d’ouvrir un temps de parole et d’échange autour des spectacles programmés et des grands thèmes qui les traversent.

Chacun est acteur de cette discussion qui se veut libre et toujours en ouverture.

Sont présents, un membre de l’équipe artistique, un artiste engagé dans le spectacle et/ou un invité lié par son travail aux questions abordées.

Le prochain café-philo. aura lieu ce dimanche 17 février à l’issue de la représentation d’Alice(s) et aura pour problématique principale : « Qui est ce Moi quand je dis Moi ? » En présence d’Eloi Recoing et de Lydia Sevette (marionnettiste)

Pauline Jupin

Alice(s), le dimanche 17 février à 16h -Réservation indispensable : 01 43 72 19 79

En savoir plus sur le spectacle : rubrique programmation

Pour le 60ième anniversaire de la carrière d’Alain Recoing

Le 15 mars 2008, nous fêterons dans nos murs les 60 ans de la carrière d’Alain Recoing, fondateur du Théâtre aux Mains Nues.

60 années consacrées à la défense et à l’illustration de l’art des marionnettes. Une vocation précoce, une longévité d’exception. Plus de 60 créations à la clef. A quoi s’ajoute le travail du pédagogue auquel tant d’entre nous doivent leur vie dans l’art. Aujourd’hui encore il veille, comme la servante du théâtre, à dispenser ses lumières à une jeunesse ayant soif d’idéal, comme dit la chanson. Voilà ce qui s’appelle : endurer sa vocation.

Sous d’autres cieux, cet homme là serait depuis belle lurette trésor national vivant. La République, à sa façon, s’en est aperçue – mieux vaut tard que jamais – qui vient de le faire Commandeur des Arts et Lettres, la plus haute distinction en ce domaine. Margareta Niculescu, avec laquelle il partage tant de combats pour la reconnaissance de notre art, lui remettra ce jour là sa décoration.

Tous ceux qui, pour avoir croiser l’homme de théâtre, le pédagogue, le militant, lui doivent une part de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font, auront à coeur d’être présents pour fêter comme il se doit cet artiste. Il a tant fait pour la Cause. Mais attention : ce jeune homme de 84 ans a toujours la nostalgie de l’avenir. Nous tâcherons donc de ne pas être trop solennels. Plutôt ludiques et irrévérencieux comme sait l’être le maestro, en lui rendant hommage marionnettes au poing !

Eloi Recoing.

Où est ce qu’on goûte après le spectacle?

Un spectacle de marionnette, ça peut aussi donner faim…

Après certaines représentations, le théâtre propose régulièrement, et dans une ambiance des plus conviviales, des goûters gratuits pour les bambins affamés. Ce rendez-vous est non seulement l’occasion de déguster un bon goûter mais aussi de rencontrer les artistes et d’approcher les décors du spectacle pour passer de l’autre côté du miroir!

Retrouvez les goûters du Chapelier fou et du lièvre de Mars après les représentations d’Alice(s) les mercredi 13, jeudi 28 et vendredi 29 février prochains.

Réservation indispensable : 01 43 72 19 79

Sortie à Charleville

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Cette année aura lieu le 8ème concours d’entrée à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (ESNAM). Huit de nos étudiants préparant ce concours ont fait vendredi dernier le voyage jusqu’à Charleville-Mézières où est implanté l’Institut International de la Marionnette, accompagnés d’Alain et d’Eloi Recoing (le fondateur et le directeur artistique du Théâtre aux Mains Nues).

Accueillis par Lucile Bodson (directrice de l’Institut) et Jean-Louis Heckel (responsable pédagogique de l’ESNAM) ils ont pu échanger autour de l’histoire de l’Institut, du projet pédagogique de l’école, ainsi qu’autour des modalités pratiques et étapes du concours. Ce fut également l’occasion de rencontrer les élèves de la promotion sortante et d’en apprendre un peu plus sur leurs parcours. Quatre sur seize ont suivi une formation au Théâtre aux Mains Nues !

Puis petite visite des locaux : foyer, centre de documentation, ateliers, la « villa » (où séjournent certains élèves et certains artistes ou chercheurs en résidence à l’Institut),…

Et enfin, une réalisation collective des élèves de l’ESNAM à partir d’un texte de Philippe Minyana : C’est l’anniversaire de Michèle mais elle a disparu.

Bilan de la journée : nos huit étudiants redoublent d’envie et de motivation.

Les premières épreuves débutent mi-février.

Souhaitons leur bonne chance !

En savoir plus sur les formations du Théâtre aux Mains Nues : formation.tmn@wanadoo.fr

En savoir plus sur l’Institut International de la Marionnette : http://www.marionnette.com/

Carnaval de Paris

Vous avez peut-être croisé son regard bleu ou apprécié son mouvement de tête nonchalant (mais toujours en rythme) au milieu du joyeux cortège du Carnaval de Paris dimanche dernier… Il faut dire, que précédant de quelques pas les danseurs brésiliens, il dépassait la foule de 6 bonnes têtes et qu’il avait revêtu pour l’occasion une tenue des plus colorées…

Tout pour faire sourire les passants petits et grands, et faire sensation auprès des photographes !

Ce géant fait de bric et de broc (tissus, gaines d’aération, mousse, toile de tente, etc.) est en fait né dans les ateliers du Théâtre aux Mains Nues grâce à l’imagination et à l’habileté de deux élèves de la formation, Alexis et Mayr. Sur-Marionnette portée grâce à un système d’attache à la taille, elle nécessitait deux manipulateurs pour animer ses longs bras.

Ainsi ce fier gaillard, entouré par un comité de soutien du Théâtre au Mains Nues (toujours fidèle au rendez-vous), a défilé. Se déhanchant et saluant de bon gré ses admirateurs de la place Gambetta, au détour du boulevard de Ménilmontant, en passant par la place de la République,…, avant d’être démantibulé à Hôtel de Ville !

Une courte vie mais quelle vie ! A l’année prochaine !

Pauline JUPIN

Site officiel du Carnaval de Paris : http://carnavaldeparis.org/
Plus de photos sur : http://www.sekence.net/galerie/carnavalparis
ou
http://www.flickr.com/photos/laurenthazgui/sets/72157603850612893/show/