Nuit de la marionnette 2013: on y était!

Nuit de la marionnette:

Le TMN a ramené sa gaine !

Pour ouvrir le festival MAR.T.O, la Nuit de la marionnette propose des spectacles en continu de 19h à …l’aube. Cette année, au Théâtre Jean Arp de Clamart, nous avons participé à cette nuit enflammée: nos anciens élèves de la formation annuelle ont eu carte blanche pour une nuit blanche. La preuve en images…

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Notre groupe d’anciens élèves réunis pour une séance de gymnastique tout en verticalité…P1070929Nuit de la Marionnette 2013 055Dessiner une marionnette à gaine, un défi plus ou moins bien relevé!

 

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Un espace librairie au TMN

ESPACE LIBRAIRIE du TMN

Le Théâtre aux Mains Nues inaugure cette année un espace librairie, en partenariat avec la librairie Le Merle Moqueur. En lien direct avec notre programmation, nous vous proposons chaque mois une sélection d’ouvrages qui croisent les thématiques de nos spectacles.

  • Sur le théâtre de marionnettes, Heinrich von Kleist, Editions Sillage, traduction de Brice Germain, 5€

  • Love, Keith Haring, collection d’illustrations en couleurs, Bulfinch press, 14,95€

  • L’esprit du cinéma muet, Pierre Allard, Editions Cheminements, 2008, 19,90€

  • Emile Cohl, l’inventeur du dessin animé, Pierre Courtet-Cohl et Bernard génin, Editions Omniscience , 42€

 

 

Sauve qui peut la vie ! Journal de bord du projet collectif

 

 Episode 2: Prise de contact

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Comme pour toute mise en place d’un projet collectif, le travail commence sobrement, autour d’une table. En ce lundi 4 novembre, nous sommes 12 élèves et 5 intervenants à découvrir et échanger nos premières impressions sur les textes de l’auteur mis à l’honneur cette année : Boris Vian.

Après un premier tour de table durant lequel on rappelle les rôles de chacun, il est grand temps de présenter le projet.

Premier point de départ donc, et premières constatations. Le corpus préalablement choisi est vaste et assez impressionnant. Plus d’une vingtaine de textes de chansons, de poèmes, et une même nouvelle, L’Impuissant. Il nous faudra faire des choix !

Certains s’imposent d’eux-mêmes. La distribution du spectacle par exemple : exclusivement féminine ! Cette année, pas un seul mâle n’a osé franchir la porte de la formation annuelle. Qu’à cela ne tienne, sur scène, nous retrouverons donc les 12 élèves du théâtre et un pianiste, David Recoing, qui accompagnera sur scène les apprenties comédiennes-marionnettistes – un homme, enfin !

D’autres relèvent de choix antérieurs, imaginés par les intervenants metteurs en scène, musiciens, facteurs de marionnettes et scénographes lors de leurs réunions de préparation du projet.

Le texte de chanson représente une sorte d’économie de l’écriture qui offre un matériau particulièrement propice aux écritures marionnettiques. Ce sont de véritables micro-récits à mettre en scène.

Cependant, nous l’a rappelé Eloi Recoing, si la forme du « cabaret » s’impose d’elle-même par l’hétérogénéité même des matériaux à travailler, il nous faudra prendre garde à ne pas sombrer dans la succession de douze numéros solos. A travers les micros-récits des poèmes et chansons, il faudra créer une unité dramaturgique, une véritable fluidité du spectacle. Il faut que dans la succession, le montage de ces petites histoires, se dégage un propos qui soit le nôtre, non plus celui de Boris Vian. Il nous faut construire notre regard sur cet univers et lui donner vie, forme et cohérence. C’est tout cela que nous aurons à construire ensemble.

L’unité dramaturgique d’un spectacle peut aussi – et peut-être paradoxalement – passer par la contrainte. Einat Landais, qui dirigera nos constructions de marionnettes et de la scénographie, annonce alors la couleur : cette année, la seule contrainte sera celle du papier. Matériau multiple, protéiforme et poétique, il offre des possibilités plastiques étonnantes et qui a l’avantage non négligeable d’être économique et du point de vue des deniers, et de celui du temps… chose dont nous ne disposons pas en abondance ! Inutile de s’embarquer et de se perdre dans recherche chronophage du raffinement de la matière, explique-t-elle, le parti-pris de ce geste plastique est déjà une avancée sur l’unité esthétique de la production à venir. Il s’avère également qu’elle s’accorde à merveille avec l’univers de Vian : loufoque, baroque, provoc’ et littéraire. Tout ceci mis en place, il est l’heure de prendre contact avec les voix de chacune. Gaëlle Lecourtois a la lourde tâche de nous apprendre à maîtriser vocalement l’univers jazzy des textes et musiques de Boris Vian. Pour elle, le chant doit surgir comme un mouvement fluide. Il est un geste théâtral à appréhender comme n’importe quel autre…mais qui  nécessitera pour certaines un gros travail de confiance en soi. Si certaines sont immédiatement très à l’aise, pour d’autre, chanter en solo devant toute l’équipe, ce n’est pas si facile.

Nous voici plonges dans une odyssée de formes et de matériaux. Beaucoup de nouveautés à appréhender !

Affaire à suivre…

Sauve qui peut la vie !: le projet collectif est lancé!

La troupe de l’école du Théâtre aux mains nues voit grand !

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Cette année, ce sont les textes de Boris Vian, figure mythique de l’après-guerre, qui nourriront notre travail.

Mort à l’âge de seulement 39 ans, en 1959, le fameux Boris est pourtant l’un des auteurs les plus prolifiques de ces années de liesse qui suivent les souffrances de la seconde guerre mondiale.Tour à tour musicien de jazz, critique et auteur des textes littéraires emblématiques qu’on lui connaît si bien, son œuvre passionnante et protéiforme nous donnera pourtant bien du fil à retordre !

Pour la première fois, la formation annuelle menée par Eloi Recoing, metteur en scène et directeur artistique du théâtre, s’attaque à une multitude de textes qui ne relèvent pas de l’écriture théâtrale. Face à un corpus si vaste, le premier défi du groupe sera celui du choix ! Quels textes ? quels matériaux ? et pour quelles marionnettes ? Toute l’unité dramaturgique reste encore à construire.

Le projet est ambitieux. S’il nécessite, comme chaque année, d’expérimenter et d’éprouver scéniquement différentes formes d’expressions marionnettiques, cette fois-ci – et c’est une nouveauté ! – les élèves devront aussi donner de la voix et….chanter ! Impossible de laisser de côté les textes savoureux du Vian jazzman : La Java des bombes atomiques, J’suis snob, La Complainte du Progrès, Le Déserteur Grâce à Gaëlle Lecourtois, notre professeure de chant, et David Recoing, notre musicien qui sera présent pour nous accompagner sur scène, on vous en promet un dépoussiérage en règle !

Marionnettes (gaines, marionnettes portées, muppets…), chants, jeux d’acteurs : vous l’aurez compris, cette année, le projet collectif de la formation annuelle prendra la forme d’un cabaret jubilatoire, animé par les textes à l’ironie souvent grinçante d’un Vian qui a traversé les heures les plus sombres de l’Histoire. Nous serons amenés à parcourir une palette d’émotions d’une rare richesse. Entre antimilitarisme viscéral, rire grinçant et provoc’, le spectre de la mort n’est pourtant jamais bien loin. Les thèmes abordés par Boris Vian retentissent encore aujourd’hui dans l’inconscient collectif et c’est à travers une joyeuse danse macabre qu’on s’apprête à lui rendre un hommage décapant.

A nous maintenant de donner une unité à tout cela et de créer un spectacle harmonieux et cohérent d’un point de vue dramaturgique. On a du pain sur la planche… en espérant terminer avant d’avoir du vent dans nos crânes…En attendant, je vous propose de suivre régulièrement l’avancée des travaux, ici même, sur notre blog.

Rendez-vous les 18 et 19 décembre prochains à 20h au TMN pour découvrir l’aboutissement du travail. 

Sauve qui peut la vie !, d’après Boris Vian
Un projet collectif des élèves de la formation annuelle du Théâtre aux Mains Nues,
Mise en scène et dramaturgie dirigées par Eloi Recoing
Construction des marionnettes et scénographie guidées par Einat Landais
Direction du chant : Gaëlle Lecourtois
Musique : David Recoing
Régie générale : Romain Le Gall
Assistante à la mise en scène : Shirley Niclais
Avec l’aide précieuse de Noémie Géron, responsable des formations au TMN