Sauve qui peut la vie !: le projet collectif est lancé!

La troupe de l’école du Théâtre aux mains nues voit grand !

boris vian

Cette année, ce sont les textes de Boris Vian, figure mythique de l’après-guerre, qui nourriront notre travail.

Mort à l’âge de seulement 39 ans, en 1959, le fameux Boris est pourtant l’un des auteurs les plus prolifiques de ces années de liesse qui suivent les souffrances de la seconde guerre mondiale.Tour à tour musicien de jazz, critique et auteur des textes littéraires emblématiques qu’on lui connaît si bien, son œuvre passionnante et protéiforme nous donnera pourtant bien du fil à retordre !

Pour la première fois, la formation annuelle menée par Eloi Recoing, metteur en scène et directeur artistique du théâtre, s’attaque à une multitude de textes qui ne relèvent pas de l’écriture théâtrale. Face à un corpus si vaste, le premier défi du groupe sera celui du choix ! Quels textes ? quels matériaux ? et pour quelles marionnettes ? Toute l’unité dramaturgique reste encore à construire.

Le projet est ambitieux. S’il nécessite, comme chaque année, d’expérimenter et d’éprouver scéniquement différentes formes d’expressions marionnettiques, cette fois-ci – et c’est une nouveauté ! – les élèves devront aussi donner de la voix et….chanter ! Impossible de laisser de côté les textes savoureux du Vian jazzman : La Java des bombes atomiques, J’suis snob, La Complainte du Progrès, Le Déserteur Grâce à Gaëlle Lecourtois, notre professeure de chant, et David Recoing, notre musicien qui sera présent pour nous accompagner sur scène, on vous en promet un dépoussiérage en règle !

Marionnettes (gaines, marionnettes portées, muppets…), chants, jeux d’acteurs : vous l’aurez compris, cette année, le projet collectif de la formation annuelle prendra la forme d’un cabaret jubilatoire, animé par les textes à l’ironie souvent grinçante d’un Vian qui a traversé les heures les plus sombres de l’Histoire. Nous serons amenés à parcourir une palette d’émotions d’une rare richesse. Entre antimilitarisme viscéral, rire grinçant et provoc’, le spectre de la mort n’est pourtant jamais bien loin. Les thèmes abordés par Boris Vian retentissent encore aujourd’hui dans l’inconscient collectif et c’est à travers une joyeuse danse macabre qu’on s’apprête à lui rendre un hommage décapant.

A nous maintenant de donner une unité à tout cela et de créer un spectacle harmonieux et cohérent d’un point de vue dramaturgique. On a du pain sur la planche… en espérant terminer avant d’avoir du vent dans nos crânes…En attendant, je vous propose de suivre régulièrement l’avancée des travaux, ici même, sur notre blog.

Rendez-vous les 18 et 19 décembre prochains à 20h au TMN pour découvrir l’aboutissement du travail. 

Sauve qui peut la vie !, d’après Boris Vian
Un projet collectif des élèves de la formation annuelle du Théâtre aux Mains Nues,
Mise en scène et dramaturgie dirigées par Eloi Recoing
Construction des marionnettes et scénographie guidées par Einat Landais
Direction du chant : Gaëlle Lecourtois
Musique : David Recoing
Régie générale : Romain Le Gall
Assistante à la mise en scène : Shirley Niclais
Avec l’aide précieuse de Noémie Géron, responsable des formations au TMN